La duplicité de certains pays face au cannabis

La duplicité de certains pays face au cannabis

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Le commerce de la marijuana

On sait déjà que le chanvre est bel et bien cultivé dans plusieurs endroits au monde. Souvent, les Gouvernements décident de faire l’autruche face à cette culture. En effet, comme vous le verrez dans ce qui suit, ils sont très souvent hypocrites quand on parle de cannabis.

Pays-Bas

coffeeshop Amsterdam
Coffeeshop le prix d’ami à Amsterdam

Au Pays-Bas, le cannabis peut être vendu dans les Coffee Shops – un établissement où on peut aller pour acheter de la beuh de façon personnelle – où la vente est soumise à des restrictions importantes. On a imposé plusieurs règles aux Coffee Shops, dont une règle de quantité maximale par clients : pas plus de 5 grammes par personne et par jour. Ainsi, ils essaient de réduire la consommation des individus. De plus, on sait que le renouvellement des licences ne se fait plus : donc, les établissements qui ferment sont fermés à tout jamais.

De plus, il y a un certain paradoxe dans le fait que la vente de cannabis est tolérée, mais sa production ne l’est pas. En effet, les propriétaires des Coffee Shops n’ont techniquement pas le droit de s’approvisionner dans des chaînes, puisque il est interdit de le faire pousser plus de 5 plants par personne. Ceux-ci sont donc considéré comme des hors la loi, étant donné qu’ils doivent s’approvisionner en cannabis s’ils veulent éventuellement fournir leurs clients.

États-Unis : 

marijuana usa
La dépénalisation du cannabis aux États-Unis

Aux États-Unis, c’est une guerre pour la législation concernant la dépénalisation de la consommation du cannabis. En effet, les États ont beaucoup de difficultés à trouver les bonnes lois. Comme son usage est seulement légal dans CERTAINS États, il devient difficile au niveau fédéral, c’est-à-dire au niveau du Gouvernement des États-Unis, de faire un juste milieu entre les États qui ont accordé la légalisation et ceux qui ne l’ont pas fait.

En ce sens, les banques refusaient de prêter de l’argent aux vendeurs de cannabis puisqu’il n’y avait pas de loi précise au niveau fédéral, même si on sait maintenant qu’ils ont tout à fait le droit, puisque les commerces de cannabis sont maintenant au même titre que les magasins dits « normaux ». Malgré tout, les banques sont toujours aussi méfiantes, comme le dit un article du Wall Street Journal, puisque la loi ajoute des exigences supplémentaires aux banques, qui se braquent encore plus.

France :

On trouve plus de 300 Growshops en France (Growshop Paris), et de nouvelles enseignes ouvrent leurs portes chaque mois. Un Growshop est un magasin où l’on peut trouver tout le matériel nécessaire à la culture en intérieur de tomates, d’orchidées ou de cannabis et des conseils de pros.

En France, tous les bureaux de tabac proposent tous des feuilles longues quasiment exclusivement utilisées pour la consommation de cannabis. En effet, on peut trouver dans les tabacs des feuilles, parfois utilisée pour rouler les cigarettes, mais elles sont majoritairement achetées par les consommateurs de cannabis.

La France est l’un des pays qui compte une des plus forte proportion de consommateurs de cannabis en Europe par rapport au nombre d’habitants, et ceux malgré une stratégie basée essentiellement sur la prévention, et la répression.

Espagne :

marijuana espagneL’Espagne, quant à elle, offre de plus en plus de possibilités aux consommateurs de cannabis. Par exemple, on peut voir l’ouverture de Cannabis Social Clubs, dit autrement les Associations cannabique qui sont des associations à but non lucratif. L’Espagne est sans doute la moins hypocrite, son but n’étant pas uniquement motivé par l’argent, en autorisant des associations à but non lucrative de s’emparer du sujet. Ce pays accepte la culture à la maison pour la consommation personnelle, mais ne le fait plus pour les endroits publics. Ainsi, la consommation reste tolérée dans les clubs, mais les individus ne peuvent plus en détenir sur eux dans la rue.

La Catalogne bénéficie d’une législation plus souple et plus tolérante concernant le cannabis, mais des peines de prison ferme sont toujours prononcés à ce jour en Espagne contre des cultivateurs de marijuana, si cette dernière est destinée à un trafic.

Suisse

cannabis en SuisseEn Suisse, actuellement, cultiver du cannabis pour l’utiliser comme une drogue est interdit. Cependant, malgré cette interdiction, on peut voir des produits dérivés (nourriture et cosmétiques) comme de l’huile de chanvre, du chocolat, des bonbons, des pâtes, de la bière au chanvre et plusieurs autres produits pour les cheveux et la peau. Cependant, ces produits ne devraient pas être actifs au niveau de la pharmacologie, il ne devrait pas y avoir d’effet stupéfiant. De plus, on sait déjà qu’on peut l’utiliser pour la médecine.

Par contre, la Loi suisse interdit l’utilisation du cannabis comme drogue. Dans le « Cannabis Report » de la Swiss Federal Commission for Drug Issues (EKDF) – Commission fédérale pour les questions liées aux drogues – il y est inscrit que le Gouvernement suisse est au courant de la culture du cannabis en ce sens, elle sait même qu’elle a augmenté :


EKDF (extrait #1)

La culture du chanvre classé comme drogue associée la vente de produits à partir de ce chanvre est en train d’augmenter, année après année, en Suisse.


EKDF (extrait #2)

On peut assumer sur la base d’un sondage qui couvre tous les cantons que le plus important commerce du hashish est quand même effectué dans la rue, comme ça l’a toujours été. Les « boutiques de chanvre », d’un autre côté, sont de plus en plus un canal par lequel la marijuana est vendue; la plupart de ces produits sont emballé et vendu sous forme d’ « oreillers aromatisés ».


Dans l’extrait #2 ci-dessus, on peut d’ailleurs facilement comprendre que les individus vendent leur production de marijuana simplement en contournant les lois. Comme le cannabis peut être vendu à des fins de beauté, les vendeurs utilisent cette méthode pour contourner la loi. Et le détournement ne s’arrête pas au produits de beautés, on peut aussi voir du thé aromatisé au chanvre, des fleurs séchées, des boutures. Les commerçants ne manquent pas d’imagination pour  vendre leur marchandise, vont même jusqu’à mettre une notice « ne pas fumer » produit destiné à aromatiser et parfumer le bain.

Même si le Gouvernement SAIT très bien ce qui se passe, puisque des Commissions recensent toutes les cultures de chanvre partout en Suisse (qui étaient de 7,2 tonnes de produits à base de chanvre), il ne veut pas dépénaliser ou même légaliser sa consommation. On n’y est effectivement pas encore, même si plusieurs référendums ont été réalisés. Malgré tout, après plusieurs années de bataille, on pourrait peut-être voir un test de sa légalisation à Genève.

Les établissements trop près des frontières ou même des zones scolaires sont fermés, détruisant l’afflux d’acheteurs qui viennent des pays frontaliers, s’approvisionner en herbe.

Législation sur le cannabis dans le monde